Dans ta tête : Galerie de Portraits par Yasmine T. Miller


Jungle Story by une tête qui tente
27 novembre, 2008, 11:43
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Aujourd’hui j’ai rencontré un mufle. L’archétype du parfait salaud. Il a 68 ans.

La vieillesse étant un de ces âges qui éveille pour nous, average people, un sentiment de pitié et de douceur entrainée par l’aspect fébrile, je me suis laissée berner.

J’attendais le 27 accompagnée d’une soeur Brontë et il s’accompagnait avec sa canne. L’espace entre moi et la fin du banc me paru infinie quand il me mit sa carte sous le nez en me cachant la page 129. Une partie de moi voulait gueuler que nous n’étions pas encore dans le bus et que normalement le banc c’était pour les amoureux qui se bécotent et que bien que je ne bécotait personne j’étais amoureuse. Mais ma douceur apparente repris le dessus face à cet affront de fragilité sénile et je me levais.

Il tenta une conversation.  » De toute façon vous ne savez pas lire, pourquoi faites vous semblant? » s’en suivit une série de doux mots vulgaires qu’on n’aurait pu imaginer dans un tel petit corps frêle et dont je vous fai grâce. Provocation habituelle chez un homme dont la vieillesse ne permet plus d’attirer l’attention autrement.

« Pardon? »

« Vous m’avez bien entendu ma ptite, zavez pas mon âge, vous zentendez bien vous!!! »

Autant j’aime la répartie autant elle était impossible. J’aurai pourtant aimé une répartie flamboyante pour prouver que j’étais bien lettrée… Mais il enchaîna:

« Mon conjoint est mort ! »

Le bus arrive, je lui tiens la porte et souris humblement. Le vieil homme aigri avait du vécu et moi pas. D’où l’attaque hostile paralytique et le pouvoir qu’il eu sur moi après même m’avoir insulté.

L’histoire en impose aux gens.

Quand on n’en a pas on l’invente.

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Prototype by une tête qui tente
24 novembre, 2008, 12:04
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Cette soirée imprévue m’amène à St Placide où je crois pouvoir rejoindre mes comparses selon les codes et repères du règne animal de notre ville. Je crois voir des bourgeois fous dans un appartement Haussmanien, irrespectueux, drogués dans les recoins, alccols au grand jour. Chics filles escortées par de très sérieux mauvais avortons. Musique forte et ambiance décadente.

Pensée claire, j’ai fais un retour vers le futur dans mon épique collège où ces bourgeois là ne s’assumaient pas et se déguisaient en caillera. La plupart d’entre eux, émancipation encourue, se sont révélés de charmants jeunes lions, connards dans la jungle.

Ce soir là c’était les caillera qui étaient devenues bourgeoises, ou serait ce juste le même phénomène? Ou encore tout simplement la rencontre d’une mixité sociale dans un bel appart du 6ème.

En bas on attends impatiemment notre belle clef d’entrée. On croise 2 types qui essaient également de pénétrer. Ils ont l’air tout droit sortis du dessin animé « Les Lascars ». Le grand, joues creuses, crâne rasé, bras ballants, haut du dos courbé. Les lunettes de vue rectangulaire et brunies renforcent le gris de son visage. L’autre acolyte large et trapu au gel dans la crinière et paré d’un bouc taillé. La peur et l’humour méprisant envahit ma meute.

L’entrée dévoile un long couloir enjolivé par des enluminures plâtrées. Tout le long peint en bleu schtroumpf. L’endroit a l’air d’avoir vécu. Des livres se cachent près des toilettes. Une salle sublime où sont entassés des tas d’objets relégués ici pour être protégés sert de dépôt et de vestiaire. L’anxiété et la crainte de l’inconnu nous pousse à conserver nos biens.

La chaleur de l’accueil ridiculise nos craintes. Tout est meilleur que ce que l’on imaginait tout en restant banal.Que redoutions nous? De faire face à notre débile idée que rien ne pouvait être meilleur que ce que l’on connaissait?

La simplicité c’est l’animosité.

Serais-ce pour ça qu’on complique?

Ma nature humaine m’emmerde.



Couple n°5 : Happy couple by une tête qui tente
16 novembre, 2008, 1:24
Filed under: femme, homme, Portraits | Mots-clés: , ,

Sur le bord d’un troittoir, enlacés, genous superposés, la langue s’échange le goût du falafel.

Un sourire partagé les rends complice et le bonheur saute aux yeux. Ils passent la plupart de leur temps ensemble et ne s’en lassent pas.

Echarpe autour du cou, main en poche la seconde nouée à celle de l’autre.

Peu importe où et avec qui du moment que c’est en duo. Le cliché s’incarne et le vit bien. Une observation externe d’une infinie plénitude. Ca faisait un bail que je n’avais pu le voir sur des visages amis.

Bienheureuse image, que tu puisses durer!


Dans la série:

Couple n°1

Couple n°2

Couple n°3

Couple n° 4



Poids lourd by une tête qui tente
14 novembre, 2008, 1:53
Filed under: femme, Portraits | Mots-clés: , , , ,

La rencontre furtive d’un 3h du mat’

La blonde platine aux cheveux courts n’a rien de Jean Seberg. Elle aurait pu avoir cette beauté qu’une légereté des traits du visage rend apparente si seulement ils n’avaient pas été gâchés par la lourdeur de son attitude.

J’avais pourtant été mise au parfum de l’exécrabilité qu’elle évoque mais lui il l’aimait bien. En toute logique je ne me fie pas à ce qu’on dit sur les gens. Quoique plus on les déteste plus je me dis qu’il y a quelque chose à découvrir.

Là il n’y avait rien en dehors d’une fille perdue dont la personnalité avait été happée par la drogue permettant une recrudescence d’égocentrisme faiblard. La platine en avait plein le nez et dans son égocentrique générosité elle partage avec qui veut sa demi heure d’hyperactivité dépressive.

Une conversation incohérente s’installe où elle pense dire des choses profondes qui ne sont que futiles analyses de ce qu’elle ne connaît pas. Cependant, la vie, elle connaît, elle pourra te le prouver pendant des heures parce que c’est le dégoût de sa vie qu’elle t’apporte là.

Quelle tristesse transparente on peu lire. Un appel à l’aide en poudre blanche à charger dans un fusil. Cette misère d’esprit apitoie quiconque s’en aperçoit.  Mais cet aveuglement énerve.

7h du matin la petite aux seins pointus veut faire la fête et culpabilisera son hôte si il faut pour obtenir ce qu’elle voudra. Ce qu’elle veut c’est faire passer le temps, cet ennui ambiant qu’elle ressent dans toutes les choses passionnantes qu’elle peut faire.

Elle est fière de se faire appeler poids lourd parce qu’elle se prends pour un parking où les passagers se garent une heure ou deux. Même avec un humour très développé pourquoi accepter un surnom aussi rabaissant si on a une si haute estime de soi même.

A 9h du mat’ et sans sommeil, j’ai claqué la porte à cette tristesse et à son hôte. Capable de rien je me sentais impuissante pleine de pitié et de rage.



AIDE by une tête qui tente
9 novembre, 2008, 10:04
Filed under: femme, Portraits | Mots-clés: , , , ,

Pleine s’instabilité morale, elle ne sait pas si elle peut servir à la culture ou si la culture lui servira.

L’intérêt règne dans ce milieu où la moindre accroche peut permettre d’avancer. Elle accepte le moindre pour se sentir meilleure mais une quelconque hésitation quant à sa position hiérarchique face à la perception extérieure éveille une jalousie périodique.

Le reflet dispose d’une place prépondérante. Il constitue la plus grande part de sa personnalité. Ce qui lui ressemble lui plait mais que parce qu’il approche l’idée agréable de ce qu’elle n’est pas. Elle est aisément influençable mais se plait à manipuler la première.

Tout doit tourner dans son sens et son sens à elle c’est celui des flatteurs. En approfondissant bien, tout est manipulation et pour elle, c’est un art e vivre. Réfléchir et tout calculer.

Seuls les liquides alcoolisés et par moment quelques drogues euphorisantes lui font perdre le fil de son scénario.

Comme beaucoup d’actrices, elle se considère comédienne, mais son plus beau rôle c’est sa vie. Elle ne prendra certainement jamais le risque d’être mauvaise, elle se croit trop bonne.

Image: la joie de vivre – Matisse



Silencieux retour by une tête qui tente
9 novembre, 2008, 9:34
Filed under: n'importe quoi | Mots-clés: ,

Long time no see… pourquoi ne pas relancer mon activité